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Sylvestre Ilunga Ilunkamba : " Dans le combat pour les droits de la femme en RDC, l'homme doit être l'allié de la femme »
Publié le 09/03/2020
Profitant de la Journée internationale de la femme, le chef du gouvernement congolais a reconnu le rôle de l'homme dans de la démarche de la femme pour le respect de ses droits.
«Dans le combat pour les droits de la femme en RDC, l'homme doit être l'allié de la femme », estime le Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Il a fait cette déclaration à l’occasion de la journée internationale de la femme placée sous le thème national : "Congolaises et congolais, levons-nous pour défendre les droits des femmes » et dont la cérémonie officielle en RDC s’est déroulée le dimanche 8 mars à l’esplanade des Martyrs de la Pentecôte à Kinshasa.

Au cours de cette cérémonie, il a en outre affirmé que « La constitution du pays garantit les droits de la femme, notamment l'égalité à travers la parité », avant de reconnaître que dans ce combat pour les droits des femmes la persistance des obstacles demeurent.

D'où la nécessité, selon lui, de se lever pour le changement de mentalités de nos communautés.

Il a en outre indiqué que son gouvernement a innové en matière de représentation de la femme en les nommant aux postes de responsabilité.

Pour sa part, la ministre d'Etat en charge du Genre, famille et enfant, Béatrice Lomeya Atilite a relevé : «25 ans après la Déclaration de Beijing, il est temps d'évaluer les résultats de 12 domaines critiques de ce document.

Ces domaines sont femme-pauvreté, éducation, accès aux ressources économiques, la prise de décisions, les médias, l'environnement, les droits fondamentaux des femmes, la question des mécanismes institutionnels chargés de favoriser la promotion de la femme ainsi que femme-conflits armés ».

La ministre a également indiqué que les experts du ministère du Genre et les partenaires sectoriels effectueront des descentes en provinces afin d'informer et de sensibiliser aux 12 domaines critiques de Beijing, en exploitant l'arsenal juridique d'habilitation des filles et des femmes.

Il s'agira, a-t-il expliqué, d'initier au sein de la population cible, des connaissances et des comportements positifs susceptibles d'amener véritablement la RDC à l'émergence paritaire.

La ministre du genre n’a pas oublié d’évoquer quelques avancées enregistrées en RDC ces cinq dernières années, comme l'élévation du ministère national du Genre en RDC au rang de ministère d'Etat, la gratuité de l'enseignement de base, la prise en compte de la dimension genre dans le Programme national stratégique de développement (PNSD).

Elle s’est exprimée néanmoins, sur les défis insurmontables liés particulièrement à l'insuffisance de ressources financières et matérielles à affecter aux projets et programmes appropriés de sensibilisation et de renforcement des capacités de la femme congolaise en citant notamment la restauration des droits des filles et des femmes sur le front de la santé sexuelle et reproductive, la propriété foncière et la succession en dépit des garanties législatives, annonçant que dans le cadre des activités prévues au cours de ce mois de mars, les actions vont se poursuivre pour faire le plaidoyer en matière de genre et égalité des sexes.

Boni Tsala
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